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Coté obscur
Très récemment dans le train Bordeaux-Nantes. une vieille dame se lamentait de l’incompétence des météorologues actuels qui ne font rien de bon avec leur super ordinateurs, alors que jadis, cette profession accomplissait des merveilles en étant simplement outillée d’un bocal, d’une grenouille et d’une petite échelle.
Ils sont nombreux les petits plaisirs à la limite du moralement répréhensible : se moquer de la teinture violette de cette mamie qui traîne son caddie dans les allées du Super-U, ricaner de ce passant qui vient de se faire doucher au passage du bus dont les roues ont chassé l’eau accumulée dans le caniveau ou bien indiquer à des touristes perdus la direction opposée à celle de leur destination.
Certains voient dans ces comportements l’expression d’une misanthropie naissante, mais je préfère penser qu’ils traduisent simplement le fait que j’ai toujours une âme d’enfant, qui jette des boules puantes sur les passants, qui part en courant après avoir sonné chez des inconnus ou vaporise des fourmis à l’aide des lunettes à doubles foyers empruntées à sa tonton pendant la sieste.