On ne sait pas pourquoi mais il y a des jours où l’on accumule les petites défaites sur les choses.
Ca commence au moment du petit-déjeuner quand vous vous apercevez qu’il n’y a plus de beurre et plus de confiture.
Plus tard dans le train vous vous précipitez sur une place assise repérée également quelques secondes plus tôt par un grosse dame qui l’atteindra avant vous et en prendra possession en vous lançant le même sourire que cette petite peste avec qui vous étiez en CM1 qui, pendant les absences de la maitresse, était chargée de marquer au tableau le nom de ceux qui bavardaient au lieu de se concentrer sur la fiche de lecture du jour.
Arrivé en cours, vous saluez un copain d’un hochement de tête avant de constater avec horreur que celui ci ne vous a pas vu.
Enfin lorsque vous revenez vers votre logis en voiture, tout les feux passent au rouge dès votre arrivée.
C’est comme si les objets et les gens s’étaient ligués contre vous dans un espèce de complot mondial.
Il arrive même qu’à la fin d’une journée comme celle là, vous n’ayez pas la moindre idée de chute pour terminer votre billet du jour.
